Heidi Rathjen a obtenu un baccalauréat en génie civil à l’École Polytechnique de Montréal en 1990. Au lieu de poursuivre sa carrière en génie, Mme Rathjen s’est lancée dans la lutte politique pour un meilleur contrôle des armes à la suite de la tuerie le 6 décembre 1989 dans son université. En effet, un an après la tragédie à son école le 6 décembre 1989, elle a cofondé (avec Wendy Cukier) la Coalition pour le contrôle des armes, pour laquelle elle a agi en tant que directrice générale jusqu’au lendemain de l’adoption de la Loi sur les armes en décembre 1995.
Elle maintient son engagement pour un meilleur contrôle des armes en agissant bénévolement comme porte-parole et organisatrice principale de PolySeSouvient, un mouvement qui rassemble les nombreux témoins et victimes de la tragédie à Polytechnique (entre autres) qui continuent d’appuyer un meilleur contrôle des armes, notamment afin d’assurer l’adoption de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu du Québec, et au fédéral le projet de loi C-71 (2019), la prohibition d’environ 2000 armes d’assaut (2000) et tout récemment l’adoption du projet de loi C-21 (2023).
En 1996, après un long combat pour le contrôle des armes au niveau fédéral, Mme Rathjen a cofondé (avec Louis Gauvin) la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac (CQCT) et en est la codirectrice (avec Flory Doucas) depuis ce temps. La Coalition, dont les revendications sont appuyées par plusieurs centaines d’organismes québécois et d’environ deux milles sympathisants individuels, a été au centre de la mobilisation menant à l’adoption des trois législations québécoises en matière de lutte contre le tabac : en 1998, en 2005 et en 2015. Mme Rathjen a également contribué à l’adoption de plusieurs autres lois, règlements et mesures fiscales liées au tabac aux niveaux provincial et fédéral.
Pour ses efforts en santé et en sécurité publique, Heidi a reçu deux doctorats honorifiques, la médaille de l’Assemblée nationale, le Prix de la Justice du Gouvernement du Québec, la Croix du Service Méritoire du Gouvernement du Canada, la Médaille pour un monde sans tabac de l’Organisation mondiale de la Santé, une médaille du Sénat du Canada, le Prix du meilleur partenaire organisationnel de l’Association québécois de prévention du suicide, et le premier Prix Shirley Greenberg de l’Association nationale Femmes et Droit.





